Le projet Check My Diploma propose de faire office de tiers de confiance entre le recruteur, le postulant et la formation dont ce dernier affirme qu'il est diplômé.
Pour son concepteur, Joël Robic - qui mène ce projet en parallèle de son activité principale de directeur des systèmes d’information chez Euromed Management – il s'agit de répondre à la question vieille comme le monde de certification des diplômes…
L'URL comme tiers de confiance
Le principe de checkmydiploma.com est de créer un URL de type checkmydiploma.com/nom/prénom/date permettant à un recruteur d’accéder directement aux certificats de diplômes d’un candidat, ce afin d'éviter toute fraude.
Le service joue ainsi le rôle de tiers de confiance entre :
Joël Robic insiste sur le fait que cet URL n’est qu’un tiers de confiance et ne pourra en aucun cas se substituer au CV lui-même : checkmydiploma.com vérifie simplement l’authenticité des diplômes, qualifications et formations en tout genre.

Le processus présente ainsi de nombreux intérêts pour tous les acteurs concernés. C’est un gain de temps pour le recruteur, qui voit ses recherches accélérées par ce lien. L’étudiant bénéficie quant à lui d’une valorisation de son CV par la mise en avant de sa véracité.
Enfin, les écoles partenaires sont elles aussi valorisées en tant que marques, et disposeront d’un bon retour de statistiques quant aux CV les plus consultés par les recruteurs, en vue d’améliorer la promotion de l’école.
Cette dernière, finalement la plus avantagée par le projet, aura à sa charge la rémunération de cette prestation.
Le modèle : ça marche … parce que ça marche !
A l'instar de nombreux services "sociaux", le projet ne pourra être vraiment viable que si une masse critique suffisante d'usagers (formations partenaires, recruteurs et chercheurs d'emploi) utilise le service. Le système ne fonctionne donc que si un partenariat de départ est établi avec un nombre suffisant d'écoles et d'universités ; c'est à cette condition que le projet pourra véritablement "décoller".
Actuellement, le site web destiné à offrir ce service est en cours d’élaboration ; son utilisation est gratuite le temps de réunir un nombre conséquent de signatures de partenaires.

L'idée est plutôt séduisante. Comme le rappelle un représentant de l'Université Paris Descartes, elle pointe du doigt le lien distendu entre l’université et le monde du travail. En effet, l’étudiant dispose d’une adresse mail dans son université mais celle-ci disparaît à la fin de son cursus. Comment donc faire le lien lorsque l’on ne peut pas joindre le jeune diplômé ? Cette question se pose beaucoup moins pour les grandes écoles …
Un travail de formalisation avant l'expérimentation
Cinq mois après la création du projet, le créateur est en recherche de partenaires aussi bien en termes de graphisme, de communication ou de solution de création d’identité.
Les participants suggèrent quelques pistes à explorer pour doper le projet. Parmi elles, celle de créer un code de référence propre à chaque étudiant pour améliorer sa traçabilité, ce qui s'avèrerait d'autant plus utile si on considère la dimension internationale que pourrait acquérir le projet. Dans ce dernier cas cependant, l’homonymie deviendrait une réelle difficulté…
Reste aussi à savoir si le projet est voué à être développé en open source (ou non), point encore à l'état de réflexion dixit Joël Robic...
Dans un second temps viendra la phase de démarchage d’écoles ou d’universités pour envisager la mise en place une application concrète de ce projet.
Souhaitons à Joël que les contacts initiés avec l'Université Paris Descartes et l'Université Paris 6, présents à l'accélérateur, puissent déboucher sur une expérimentation grandeur nature !
Elodie BUZAUD
François HAUQUEL
Dahlia SICSIC
Quentin COMBREAU
Etudiants à l'EAC (Ecole des métiers de la culture)