L' "accélérateur de projets" organisé le 25 mars dernier a rassemblé une centaine de personnes autour de 11 projets autour de l'identité numérique. Les étudiants de l'EAC ont blogué les sessions d'atelier. Nous publions tout au long de ces prochains jours leur travail.
L’ "ADN grand public", qu’est ce que c’est ?
Après les séances de voyance sur l'internet qui révèlent votre avenir, voici des entreprises privées américaines, comme 23 and me, qui cartographient votre génome vous permettant (potentiellement) de savoir si vous êtes porteur d’une maladie, si vous êtes allergique à un aliment, mais aussi pourquoi pas, quelles sont vos origines, vos traits de caractère…
Albertine Meunier, net-artiste, nous éclaire sur ce sujet qui peut se révéler inquiétant. Quelle réaction peut susciter la découverte de telles informations bouleversantes : anéantissement ou reprise en main de la personne pour mieux vivre et adapter son mode de vie en fonction de la fatalité dénichée ? Cela concerne également la confidentialité des données ainsi cartographiées puisque Google peut y accéder et qui de plus, sont partageables avec d'autres membres d'une communauté autour des gênes.

Albertine Meunier est avant tout une artiste qui projette de composer une pièce artistique avec la matière d’ADN récupérée sur le site internet de 23andme. Elle cherche pour cela des financements pour son projet ; l'inscription au service 23 and me coûte environ 700 $.
Le débat entre participants de l'atelier autour des modalités de financement d'un tel projet a abouti à deux pistes : les laboratoires pharmaceutiques et la contribution audiovisuelle en proposant aux chaînes de télévision de créer une émission de divertissement ludique, consistant à prendre un panel de 50 personnes ayant fait le test ADN, en tirer un au sort pour deviner à qui appartient ce génome. Cela peut également passer par un système d’export des données.
Marie-Laure Gallerand Esarts