Intéressant article, mais qui fige le décor (le monde, Internet) pour ne faire évoluer que l'objet (le CV).
Il ne faut pas oublier que le concept-même de CV n'aura pas forcément de pertinence demain.
Un CV est un document qu'on transmet (ou qu'on laisse en téléchargement, mais dont on est l'auteur) une fois qu'il a été savamment travaillé. Mais tout cela vaut dans une société où l'information est rare (information scarcity) alors qu'Internet (vous avez remarqué ?) nous met dans un monde où l'information est abondante (information abundance).
Déjà, en 2020, la culture des média électroniques (electronic media litteracy) devrait être telle qu'on ne verra plus de photo de vous en fin de soirée arrosée sur votre propre page (Cf. : http://valleywag.gawker.com/321802/tech/your-privacy-is-an-illusion/bank... ). Quant aux connaissances que les (plates-formes actuelles de) réseaux sociaux appellent "amis", vous aurez des agents (bots) qui vérifieront qu'ils ne postent pas publiquement de photo de vous dans un tel état.
En 2020, la notion de "réseau social" ne sera plus liée à un système tel que FaceSpace ou MyBook mais fera partie intégrante de votre "vie numérique", c'est à dire qu'il existera mille et une façons de suivre votre réseau social et vos activités, qui auront été standardisées (par vos activités, mais la manière de gérer les relations sociales "publiques").
"Et le CV, alors ? Vous vous éloignez du sujet, très cher !", vous entends-je trépigner. Eh bien, le CV, pfouittt ! Yaplu CV. Inutile, ringard, has been. Tout ce dont un employeur potentiel pourrait avoir besoin, il n'aura qu'à utiliser son système de recherche personnel (un ensemble de mashups faisant appel à 1001 APIs) pour reconstituer ce que vous auriez pu (ou n'auriez jamais voulu) rassembler à votre sujet pour postuler à une offre d'emploi : non seulement votre bio, pro et perso, mais aussi vos goûts et traits de caractère pour s'assurer non seulement de l'adéquation de vos compétences avec le poste, mais aussi de la compatibilité avec les membre de votre potentielle future équipe et les tâches qui vous incomberont...
Globalement, ce qui va changer, c'est la notion même de recrutement. L'entreprise devenant de plus en plus poreuse, on aura du mal à savoir qui est dedans et qui est en-dehors. Le futur embauché sera certainement dans le réseau social du chef du service qui aura besoin de telle ou telle compétence/profil. Pourquoi ? Une notion qui manque aujourd'hui à Internet, mais qui va sans doute être de plus en plus présente, surtout avec l'émergence de tous les (sites de) réseaux sociaux, c'est la confiance (networks of trust). Certains réclament un certain anonymat sur Internet, certes (et je les rejoins pour certaines applications), mais il y a aussi des domaines incompatible avec une telle incertitude sur l'identité. A ce sujet-là, il ne faut déjà plus penser aux système de réseaux sociaux actuels, les silos d'identités, mais bien à un système centré sur l'utilisateur (user-centric), que certains appellent l'identité 2.0 (Cf. : http://identity20.com/media/OSCON2005/ ).
Être dans le réseau (social) de confiance de votre futur recruteur/boss, c'est sans doute le meilleur moyen de finit par entrer dans sa boîte, non ?
"Mais tout ça, ça va nous faire de sacrée barrières à l'entrée pour tous les nouveaux entrants !". Eh bien, pas plus qu'avec les gangs des anciens élèves de telle ou telle école, non ? Alors comment pénétrer dans le réseau de confiance d'un autre, si on ne sort pas du sérail ? Eh bien, tout simplement en le "côtoyant" : fréquenter les mêmes forums de discussion, regarder ce qu'il met dans ses bookmarks, suivre (et commenter) son blog/ePortfolio, participer aux même webinars (ou ceux qu'il organise)...
Enfin voilà pour ma version du (non-)CV de 2020 ! On verra...
Imaginons, que diable !
Intéressant article, mais qui fige le décor (le monde, Internet) pour ne faire évoluer que l'objet (le CV).
Il ne faut pas oublier que le concept-même de CV n'aura pas forcément de pertinence demain.
Un CV est un document qu'on transmet (ou qu'on laisse en téléchargement, mais dont on est l'auteur) une fois qu'il a été savamment travaillé. Mais tout cela vaut dans une société où l'information est rare (information scarcity) alors qu'Internet (vous avez remarqué ?) nous met dans un monde où l'information est abondante (information abundance).
Déjà, en 2020, la culture des média électroniques (electronic media litteracy) devrait être telle qu'on ne verra plus de photo de vous en fin de soirée arrosée sur votre propre page (Cf. : http://valleywag.gawker.com/321802/tech/your-privacy-is-an-illusion/bank... ). Quant aux connaissances que les (plates-formes actuelles de) réseaux sociaux appellent "amis", vous aurez des agents (bots) qui vérifieront qu'ils ne postent pas publiquement de photo de vous dans un tel état.
En 2020, la notion de "réseau social" ne sera plus liée à un système tel que FaceSpace ou MyBook mais fera partie intégrante de votre "vie numérique", c'est à dire qu'il existera mille et une façons de suivre votre réseau social et vos activités, qui auront été standardisées (par vos activités, mais la manière de gérer les relations sociales "publiques").
"Et le CV, alors ? Vous vous éloignez du sujet, très cher !", vous entends-je trépigner. Eh bien, le CV, pfouittt ! Yaplu CV. Inutile, ringard, has been. Tout ce dont un employeur potentiel pourrait avoir besoin, il n'aura qu'à utiliser son système de recherche personnel (un ensemble de mashups faisant appel à 1001 APIs) pour reconstituer ce que vous auriez pu (ou n'auriez jamais voulu) rassembler à votre sujet pour postuler à une offre d'emploi : non seulement votre bio, pro et perso, mais aussi vos goûts et traits de caractère pour s'assurer non seulement de l'adéquation de vos compétences avec le poste, mais aussi de la compatibilité avec les membre de votre potentielle future équipe et les tâches qui vous incomberont...
Globalement, ce qui va changer, c'est la notion même de recrutement. L'entreprise devenant de plus en plus poreuse, on aura du mal à savoir qui est dedans et qui est en-dehors. Le futur embauché sera certainement dans le réseau social du chef du service qui aura besoin de telle ou telle compétence/profil. Pourquoi ? Une notion qui manque aujourd'hui à Internet, mais qui va sans doute être de plus en plus présente, surtout avec l'émergence de tous les (sites de) réseaux sociaux, c'est la confiance (networks of trust). Certains réclament un certain anonymat sur Internet, certes (et je les rejoins pour certaines applications), mais il y a aussi des domaines incompatible avec une telle incertitude sur l'identité. A ce sujet-là, il ne faut déjà plus penser aux système de réseaux sociaux actuels, les silos d'identités, mais bien à un système centré sur l'utilisateur (user-centric), que certains appellent l'identité 2.0 (Cf. : http://identity20.com/media/OSCON2005/ ).
Être dans le réseau (social) de confiance de votre futur recruteur/boss, c'est sans doute le meilleur moyen de finit par entrer dans sa boîte, non ?
"Mais tout ça, ça va nous faire de sacrée barrières à l'entrée pour tous les nouveaux entrants !". Eh bien, pas plus qu'avec les gangs des anciens élèves de telle ou telle école, non ? Alors comment pénétrer dans le réseau de confiance d'un autre, si on ne sort pas du sérail ? Eh bien, tout simplement en le "côtoyant" : fréquenter les mêmes forums de discussion, regarder ce qu'il met dans ses bookmarks, suivre (et commenter) son blog/ePortfolio, participer aux même webinars (ou ceux qu'il organise)...
Enfin voilà pour ma version du (non-)CV de 2020 ! On verra...